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Mercredi 7 décembre 2016
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Enquête exclusive

Enquête exclusive - Notoriété des politiques marocains...les jeunes en parlent !

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Notoriété des politiques marocains...les jeunes en parlent !

Contexte :

A quelques encablures des élections législatives, le spectre de la désaffection politique nous guette-t-il ? La question transcende la classe politique nationale. Le vote de la constitution nouvelle relève la barre des défis pour les politiques appelés à investir et faire vivre des instances gouvernementales et électives aux prérogatives plus larges. Le nouveau cadre institutionnel appelle-t-il une nouvelle élite ? La question fait débat. Dans ce contexte, se pose une autre question, celle de la notoriété de l’élite politique nationale, en particulier auprès des jeunes. Les 18-35 ans forment 40 % du corps électoral national. Leur opinion compte aujourd’hui. Alors quel crédit font-ils aux politiques ?

Fiche technique de l'étude :

Dates du sondage : du 27 Juin au 3 Juillet 2011

Echantillon : 1000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population marocaine âgée de 18 à 35 ans.

Cible :  Homme / Femme, âgés entre 18 & 35 ans, CSP (A,B,C & D)

Couveture géographique : Couverture nationale

Méthode : Echantillon interrogé par téléphone.

Résultats :

          1.Notoriété des partis politique :

 

 

      2. Popularité des personnalités politiques :

 


" Dans le monde aujourd’hui, les sondages d’opinion rythment la vie politique. Leur rôle n’est pas d’organiser la vie politique ou de l’influencer, mais de contribuer à donner de la visibilité à l’usage de la décision éclairée. Il est utile de le souligner lorsqu’on livre les résultats du sondage réalisée pour aswat et La Vie Eco par l’institut international des sondages Ipsos.

Dans le contexte national, les jeunes investissent de plus en plus les espaces d’expression : ils sont
massivement présents sur les réseaux sociaux du net, mais également dans la rue et les médias depuis les cinq derniers mois.

Dans le contexte national aussi, la nouvelle constitution marque un changement de la structure
institutionnelle à laquelle devront donner vie les élites politiques choisies par la voie des urnes. Des élites politiques qui, aujourd’hui plus que jamais, doivent montrer leur capacité à développer des stratégies de conquête électorale. Il s’agit de sortir de la bulle, de cesser de vouloir convaincre les hommes de l’Etat et de se tourner vers les électeurs qui font le marché électoral. La première cible dans ce marché – de par sa taille - est logiquement celle des jeunes. Entre 18 et 35 ans, ils représentent 31 % de la population totale et 40 % des votants.

Demander aux jeunes leur avis sur les partis politiques et les hommes qui les représentent est une
démarche utile et surtout ordinaire. Les partis politiques doivent s’en saisir pour agir et/ou réagir. La
première indication que nous donne ce sondage, et elle est de taille, c’est que les jeunes de 18 à 35 ans ont une grande méconnaissance des partis politiques et de la classe politique nationale en générale. Parler dans ce cas de désaffection politique est un raccourci qu’il faut éviter.
Les jeunes sont aujourd’hui présents sur la scène et affichent clairement leur points de vue y compris en ce qui concerne les affaires publiques, mais loin des partis politiques classiques. C’est donc le fossé. Sur 33 partis que compte la scène nationale, seuls 7 sont connus des jeunes. Est-ce un manque de communication ou de présence réelle sur le terrain ? La question interpelle donc directement les partis politiques sur leur marketing politique.

Le constat est identique lorsqu’il est question de la notoriété des dirigeants politiques associés à
leurs partis. On connait peut-être le nom et la tête d’un dirigeant politique, mais on va lui
attribuer, dans certains cas, un parti qui n’est pas le sien. Le nomadisme est passé par là, diront
certains. C’est une première lecture. Linéaire et simple. Mais, il est clair qu’au final les partis
politiques et leurs dirigeants ne marquent pas les jeunes. Question là encore de marketing
d’image, mais aussi de présence réelle avec des projets, des prises de positions fermes et des
propositions capables d’attirer l’attention des électeurs. Les partis politiques marocains ont
également échoué à fabriquer des icônes. D’où le faible taux de personnes politiques connues des jeunes.

Enfin, les « in » et les « out » du futur. Ceux que les jeunes veulent voir assumer des
responsabilités publique dans le futur et ceux qu’ils rejettent. Dans les « in » il y a ceux qui ont
une vraie présence, ceux qui ont profité de la médiatisation et ceux qui ont réellement travaillé
mais par une démarche individuelle. Dans les « out », il y a surtout ceux qui sont resté longtemps
en poste et à qui les jeunes semblent dire : nous vous avons assez vu. Nous voulons du
nouveau, du neuf. " Analyse de Khadija Ridouane - Directeur des Programmes aswat.

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